Pas-de-Calais : Alexis Bur privilégie l’herbe à la place du maïs pour nourrir ses vaches

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EN BREF

  • Alexis Burette s’installe sur la ferme familiale à Fleurbaix.
  • Objectifs : améliorer la structure des sols et réduire l’utilisation d’engrais azotés.
  • Introduit des prairies temporaires dans un système jusqu’alors axé sur le maïs.
  • Diminution de 20% des gaz à effet de serre sur l’exploitation.
  • Expérimentation du semis direct sous couvert pour réduire le fioul.
  • Partenariat avec un agronome pour optimiser la nutrition animale.
  • Acquisition d’un prêt à taux préférentiel grâce à des résultats agroécologiques.
  • Objectif commun de la famille : la santé des vaches pour maximiser la production laitière.

Dans le Pas-de-Calais, Alexis Burette, un jeune agriculteur, opte pour l’herbe au lieu du traditionnel maïs pour nourrir ses vaches laitières. En introduisant des prairies temporaires dans la rotation de ses cultures, il parvient à améliorer la santé de ses sols et à augmenter la production laitière de ses animaux. Alexis, co-gérant de la ferme familiale, met ainsi en avant des pratiques agroécologiques pour réduire l’utilisation d’engrais synthétiques et garantir une meilleure autonomie fourragère.

Dans le Pas-de-Calais, la ferme d’Alexis Burette se distingue par une approche novatrice en matière d’alimentation animale. En remplaçant le maïs traditionnel par de l’herbe dans l’alimentation de ses vaches laitières, il ne se contente pas de suivre les traces de ses parents, mais il innove en expérimentant de nouvelles méthodes pour améliorer la durabilité et la productivité de son exploitation. Cet article explore les raisons derrière ce choix, les techniques mises en œuvre et les résultats concrets obtenus, tout en mettant en lumière l’importance de l’herbe dans une agriculture durable.

La ferme familiale d’Alexis Burette

Située à Fleurbaix, la ferme d’Alexis Burette a été développée par ses parents, Jean-Marc et Elisabeth, qui ont toujours cherché à optimiser la gestion de leur exploitation laitière. Alexis, le premier des quatre enfants à reprendre les rênes de l’exploitation, a pris officiellement ses fonctions de co-gérant au 1er janvier 2026, après avoir été salarié sur l’exploitation depuis 2021. Leurs efforts se concentrent sur l’amélioration de la structure des sols, la gestion des engrais azotés et l’augmentation de la longévité des vaches. Avec 65 vaches laitières et une production de 690 000 litres de lait, la ferme couvre également 85 hectares de cultures et gère une entreprise de broyage de déchets verts.

Le changement nécessaire dans la rotation des cultures

Alexis Burette a rapidement compris que l’avenir de sa ferme passait par une diversification des cultures. Dans le passé, l’exploitation était principalement axée sur le maïs, ce qui le rendait vulnérable aux fluctuations du marché et aux aléas climatiques. Ayant observé un bond des prix des matières premières lors de la guerre en Ukraine et des résistances croissantes aux adventices, il a identifié la nécessité d’introduire des prairies temporaires dans la rotation. Cette démarche, bien que risquée, s’est révélée bénéfique pour le sol et les cultures.

La technique d’enherbement pour désherber

En intégrant l’herbe, Alexis a mis en œuvre une technique traditionnelle datant de plusieurs générations. Enherber les terres a permis non seulement de désherber de manière naturelle, mais d’améliorer également la biodiversité des sols. Au fil des trois années de prairie, il a réussi à réduire las adventices, notamment les vulpins, tout en augmentant la qualité du maïs produit par la suite. Ce succès l’a encouragé à pousser l’expérience encore plus loin.Cette transition vers l’herbe n’a pas seulement été une décision en réponse à des besoins économiques, mais aussi l’aboutissement d’une véritable réflexion sur l’agriculture durable.

Les défis du réchauffement climatique

Le climat change et avec cela, les pratiques agricoles doivent également s’adapter. Jean-Marc, le père d’Alexis, a observé les impacts croissants des événements climatiques extrêmes tels que les orages, les grêles, et les sècheresses sur leur production de maïs. Avec des températures atteignant 40 °C, même dans le Nord, il était crucial de reconsidérer les cultures choisies pour nourrir les vaches.La diversité est désormais perçue comme un atout pour réduire les risques et assurer un approvisionnement stable en fourrage.

Travail en réseau avec d’autres éleveurs

Alexis fait également partie d’un réseau d’éleveurs via WhatsApp, où il échange régulièrement sur des sujets techniques. Ces discussions portent notamment sur les choix d’espèces et de variétés à implanter. Alexis partage que leur recherche actuelle se concentre sur des mélanges prairiaux capables de rivaliser avec le maïs ensilage en termes de volume. Le trèfle violet, par exemple, a été identifié comme une culture très prometteuse pour ce genre d’expérimentations.

Un héritage d’expérimentation

La ferme Burette est ancrée dans l’expérimentation, une approche que Jean-Marc a initiée bien des années auparavant. En 2015, il réalise son premier bilan Cap2ER et commence à changer ses pratiques. Ses efforts ont abouti à une réduction significative des gaz à effet de serre, dépassant l’objectif de 20%. Il a mis en place des méthodes telles que la réduction de l’âge au vêlage, l’optimisation de la valorisation du fumier et la réduction de l’utilisation d’engrais azotés. C’est cette volonté d’atteindre un seuil de durabilité qui a permis à la ferme de se moderniser et de s’adapter.

L’impact des nouvelles techniques

Avec l’instauration des techniques d’agriculture de conservation des sols, Jean-Marc a constaté une amélioration notable de la structure des sols. Parallèlement, Alexis a commencé des essais de semis direct sous couvert. En plantant 6 hectares de blé en direct sous couvert de trèfle vivant, il a réaliser une réduction significative du fioul utilisé à l’hectare, passant de 20 à 4,5 litres. Cette innovation illustre bien le chemin que la famille s’est engagé à suivre vers une agriculture plus respectueuse de l’environnement.

La santé des vaches : un objectif prioritaire

Dans toutes ces démarches, la santé des vaches laitières reste au centre des préoccupations de la famille. Jean-Marc le rappelle clairement : “Des sols en meilleure santé entraînent des plantes plus robustes, donc des animaux en meilleure santé. » En intégrant l’herbe dans la ration de leurs vaches, la famille a enregistré des progrès impressionnants, y compris une augmentation de 1 000 litres de lait par vache en un an. Cela témoigne de la synergie entre les pratiques culturales et le bien-être animal.

Les économies d’engrais grâce aux légumineuses

Les légumineuses, notamment les trèfles, jouent un rôle crucial en permettant de capter l’azote de l’air et ainsi d’enrichir naturellement le sol. Cela réduit le besoin d’engrais minéraux, avec des bénéfices économiques pour l’exploitation. En se renseignant et en expérimentant, Alexis et sa sœur Célestine suivent attentivement l’évolution des essais sur la ferme, analysant minutieusement chaque dépense et chaque retour sur investissement.

Des résultats mesurables et des opportunités financières

Les nombreuses actions entreprises pour rendre la ferme plus durable ont également conduit Alexis Burette à bénéficier d’un prêt à taux préférentiel grâce à l’offre « Transition+ » du Crédit Agricole Nord de France. Cette initiative vise à soutenir les agriculteurs dans leur transition agroécologique et à financer divers types d’investissements. Grâce à son solide Indice de régénération (IR), Alexis a pu obtenir un prêt de 60 000 euros à un taux de 1,99% pour soutenir son installation.

Vers une agroécologie durable

Ce modèle d’agriculture, alliant tradition et innovation, illustre parfaitement comment il est possible de réaliser une transition vers des méthodes plus respectueuses de l’environnement tout en garantissant la viabilité économique d’une exploitation. Le choix d’axer l’alimentation des vaches sur l’herbe plutôt que sur le maïs est un exemple fort de cette dynamique. Il ne permet pas seulement d’optimiser la production laitière, mais contribue également à la réduction des impacts environnementaux de l’élevage.

Les bénéfices à long terme de l’herbe pour l’agriculture

Le choix d’Alexis de privilégier l’herbe ne peut pas être vu comme une simple alternative au maïs. En réalité, cette stratégie représente une approche holistique de l’agriculture qui vise à renforcer l’autonomie des exploitations. La réduction des intrants, la meilleure santé des sols et des animaux, tout cela contribue à créer un écosystème plus résilient. De plus, cette tendance vers une agriculture régénérative pourrait inspirer d’autres agriculteurs à suivre cette voie.

Encourager une dynamique régionale

Le modèle d’Alexis Burette pourrait également inciter d’autres exploitants du Pas-de-Calais et au-delà à réfléchir à leurs systèmes agricoles. Partager les connaissances, expérimenter et apprendre les uns des autres sont des éléments essentiels pour faire progresser l’agriculture durable au sein des communautés rurales. En s’appuyant sur le travail d’équipe et l’échange d’informations, les agriculteurs peuvent trouver des solutions aux défis courants et à ceux qui se profilent à l’horizon.

Le parcours d’Alexis Burette et les choix qu’il fait en matière d’alimentation pour ses vaches laitières illustrent parfaitement les défis et les opportunités de l’agriculture moderne. En favorisant l’herbe au détriment du maïs, il ne se contente pas de suivre ses parents, mais il trace son propre chemin vers une agriculture plus durable et respectueuse de l’environnement. Les résultats obtenus jusqu’à présent montrent que cette transition est à la fois bénéfique sur le plan économique et écologique. Par le biais de ses innovations et de son engagement, Alexis ouvre la voie à une nouvelle ère pour l’agriculture du Pas-de-Calais et au-delà.

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Un nouveau cap dans l’alimentation des vaches laitières

À Fleurbaix, dans le Pas-de-Calais, Alexis Burette a décidé d’opérer un changement significatif sur la ferme familiale. En intégrant des prairies temporaires dans la rotation, il met l’accent sur l’herbe plutôt que sur le maïs, qui était jusqu’ici la base de l’alimentation des vaches. Cette initiative a été motivée par des enjeux économiques et environnementaux.

Lors d’une récente interview, Alexis raconte : « Le déclic a été au moment de la guerre en Ukraine, lorsque les matières premières ont flambé. Nous avons commencé à observer des résistances sur certaines adventices, ce qui nous a incités à chercher des solutions alternatives. » Enherber pour désherber, c’est une technique éprouvée qui a transformé les sols de l’exploitation.

Jean-Marc, le père d’Alexis, exprime avec fierté son soutien : « C’était la plante sécuritaire pour moi pendant des années. Mais avec le changement climatique, tout cela devient plus aléatoire. Aujourd’hui, nous devons adapter nos pratiques pour assurer la pérennité de l’exploitation. »

La famille Burette bénéficie également d’un accompagnement d’un agronome indépendant pour sécuriser leurs stocks fourragers. Alexis précise : « Nous voulons diminuer le maïs dans la ration pour gagner en autonomie. » Ils expérimentent divers mélanges prairiaux afin de concurrencer le maïs ensilage tout en gardant en tête l’amélioration continue de la santé des sols et des animaux.

Les résultats sont tangibles : « Nous avons réussi à gagner 1000 litres de lait par vache en un an« , se réjouit Alexis. Grâce aux nouvelles méthodes mises en place, la famille aborde l’avenir avec un optimisme renouvelé, cherchant toujours à intégrer davantage d’éléments agroécologiques dans leur exploitation.

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